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LE RAJEUNISSEMENT DU VAGIN

Le vagin se modifie au cours de la vie essentiellement du fait des accouchements. Les distensions successives augmentent son diamètre et élargissent l'orifice vulvaire.

Contrairement à la jeune femme qui n'a pas eu d'enfants chez laquelle les parois sont toniques et accolées, il forme une cavité ouverte sur l'extérieur par l'orifice vulvaire qui devient plus ou moins béant. Le signe le plus fréquent qu'on remarque est l'écoulement d'eau quand on se lève après le bain. Cet accroissement de diamètre est ressenti par le partenaire qui lors des rapports n'a pas les mêmes sensations, ce qui peut diminuer le plaisir chez l'un comme chez l'autre.

Vulve béante, séquelle des accouchements. Stade 2


A ce stade (stade 1 à 2) on peut rétrécir le vagin et l'orifice vulvaire à la taille voulue par des gestes de plastie sur les parois vaginales
( appelés " colporraphie ") et sur l'orifice vulvaire, en y associant un geste de plicature sur les muscles du périnée (" périnéorraphie ").

Il s'agit toutefois de véritables interventions chirurgicales qui, même si elles ne sont pas majeures, comportent les risques habituels de tout geste chirurgical (défauts de cicatrisation, risques pour les organes de voisinage, vessie, rectum). Elles peuvent être faites selon les cas sous anesthésie locale et sédation, ou sous anesthésie générale ou péridurale.

Avant toute décision, la femme doit être informée clairement et complètement sur les modalités, inconvénients et risques, et les indications doivent être mûrement réfléchies. Enfin ce type d'intervention, à ce stade débutant qui ne s'accompagne d'aucune manifestation pathologique (incontinence urinaire, gêne due à l'extériorisation des parois vaginales) ne peut pas être pris en charge par la sécurité sociale.


Une autre technique intéressante mais nouvelle, encore peu répandue et pour laquelle il n'y a encore que peu de recul, consiste à rétrécir le vagin en injectant, à sa périphérie, de la graisse prélevée au cours d'une lipoaspiration.

C'est le lipofilling (avec de la graisse autologue, c'est-à-dire prélevée sur la même personne) ou technique de Coleman (du nom du chirurgien qui l'a mise au point) qu'on utilise habituellement sur d'autres parties du corps (essentiellement le visage, mais aussi le reste du corps pour combler des imperfections, ou pour réaliser des reconstructions mammaires ou des augmentations mammaires esthétiques, cette dernière indication étant encore controversée).

L'avantage de l'injection de graisse est d'améliorer aussi la trophicité, c'est-à-dire la souplesse du vagin tout en le restructurant. Ici encore, avant toute décision, la femme doit être informée clairement et complètement sur les modalités, inconvénients et risques, et les indications doivent être mûrement réfléchies. Enfin ce type d'intervention ne peut pas être pris en charge par la sécurité sociale.

A un stade de plus les parois vaginales se déroulent sous l'effet d'un trouble de la statique pelvienne en rapport avec une altération des muscles du périnée et des moyens de fixation des organes adjacents : la vessie en avant (la descente de la vessie est appelée " Cystocèle " et est parfois associée à une incontinence urinaire), le rectum en arrière (descente appelée " Rectocèle " pouvant s'accompagner de difficultés à l'évacuation des selles).

L'utérus est également souvent concerné et le col de l'utérus descend plus ou moins bas, se rapprochant de l'orifice vulvaire (" Hystérocèle "). C'est ce qu'on appelle un " prolapsus " ou communément une " descente d'organes ", véritable pathologie peut être prise en charge par la sécurité sociale.

Différents stades gradués de 1 à 4 traduisent l'importance du prolapsus. Au stade 3 l'organe atteint affleure l'orifice vulvaire, au stade 4 il est complètement extériorisé, dépassant l'orifice vulvaire entre les jambes.

La gêne fonctionnelle est bien sûr importante et les rapports sexuels sont perturbés voire impossibles. Mais la conséquence esthétique n'est pas négligeable : la visibilité de la paroi vaginale à travers un orifice vulvaire béant, voire son extériorisation plus ou moins complète sont très inesthétiques et peuvent être, en plus de la gêne réelle provoquée, un des motifs de la demande de l'intervention.


Au stade de proplapsus vrai, différentes techniques peuvent être utilisées selon les cas. Schématiquement certaines interventions peuvent être entièrement réalisées par les voies naturelles, souvent avec mise en place de matériel prothétique de soutènement.

D'autres justifient une intervention par voie abdominale, soit par une courte incision horizontale basse (comme pour une césarienne), soit par coelioscopie. Des gestes pour traiter une incontinence urinaire peuvent y être associés. Le détail de ces techniques, leurs avantages, inconvénients et risques respectifs ne peuvent être développées dans ce site.

 

 

 

 

 


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